Le poisson, bon pour la santé ? Pas si sûr !

L’ANSES encourage la consommation de poissons d’eau de mer mais pas d’eau douce.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) préconise de manger deux portions de poissons par semaine, dont un poisson gras, mais préconise de limiter la consommation de poissons d’eau douce, dans un avis publié vendredi 5 juillet 2013.

Cet avis a été réalisé après saisie de la direction générale de la santé (DGS) en juillet 2012 qui souhaitait disposer de recommandations sur les bénéfices et les risques liés à la consommation de produits de la pêche dans le cadre de l’actualisation des repères nutritionnels du Plan national nutrition santé (PNNS).

Le poisson et les produits de la pêche possèdent des qualités nutritionnelles « précieuses », considère l’ANSES, qui recommande en outre de consommer du poisson deux fois par semaine dont un à forte teneur en acides gras eicosapentaénoïque (EPA) et docosahexaénoïque (DHA) comme le saumon, la sardine, le maquereau, le hareng ou encore la truite fumée. L’agence préconise par ailleurs de varier espèces et provenances (sauvage, élevage, lieux de pêche…).

En ce qui concerne les poissons d’eau douce (anguille, barbeau, carpe, silure…) « fortement bioaccumulateurs », l’ANSES conseille de limiter leur consommation à une fois tous les deux mois pour les femmes en âge de procréer, enceintes ou allaitantes, ainsi que pour les enfants de moins de 3 ans, « les fillettes et les adolescents » ; à deux fois par mois pour le reste de la population.

De plus, l’agence sanitaire recommande aux femmes enceintes et allaitantes et aux enfants de moins de 3 ans « de limiter » leur consommation de poissons prédateurs sauvages -bar, bonite, lotte, dorade, raie, sabre, thon…-, et d’éviter, « à titre de précaution », celle d’espadon, marlin, siki, lamproie, en raison du risque lié au méthylmercure.

L’agence a également détaillé les risques liés à la contamination par des micro-organismes des coquillages en fonction de leur provenance ainsi que de leurs modes de conservation et de cuisson.

En savoir plus sur le site web de l’ANSES

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